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Technique - Fonctionnement

Les moulins à eau des Landes ont pour vocation première de moudre des céréales. Ils fonctionnent avec des roues horizontales. Chaque élément entraîne un autre élément, solidaires les uns des autres. Nous décomposerons ce mécanisme en trois parties de bas en haut:


La roue horizontale


Le rouet :

La roue à aube horizontale ou aroudét se situe sous le moulin. Ce rouet est en fonte moulée d'un diamètre de 150cm environ, comprenant entre 15 à 20 pales incurvées, en forme de cuillères. Quatre rayons, au centre un carré dans lequel s'emboîte l'arbre moteur.


La trempure :

Sous le rouet est placé la pontille, une solide poutre en chêne, transversale, dite pountillère, dont une extrémité est fixée à même le sol: lou claoü. L'autre extrémité s'articule avec une tige métallique ou candélé (de diverses façons suivant la disposition des lieux) venant aboutir à l'aplomb d'une vis de réglage située sur le bâti supportant les meules. Sous le carré central du rouet, encastré dans la pontille un parallépipède rectangle en bronze dénommé "crapaudine": premier point d'appui de l'ensemble. En tournant la vis de réglage, cet ensemble permettra la variation de l'écartement des meules.


L'arbre de rotation


Pièce maîtresse, l'arbre moteur est le lien entre le rouet et la meule tournante avec deux points d'appui et de support: la clé-pivot sur le crapaudine et la cérise sous l'annille. C'est lui qui assure la transmission directe de rotation. Cet arbre de rotation composé moitié bois, moitié fer, est inséré au centre du rouet et devient solidaire de ce dernier par un calage judicieux entre bois et châssis.


la came d'aroudét :

C'est une forte pièce en bois à section carrée.
La partie de la pièce de bois qui reçoit l'axe métallique, est taillée légèrement cônique et est munie de deux colliers de fer qui permettent un serrage progressif et efficace de la hauteur de l'ensemble.
On pratique dans cette poutre une saignée longitudinale, aux dimensions de la pièce métallique, de façon à ce que les lignes théoriques du centre des deux pièces soient parfaitement alignées.
La base de cet axe métallique repose sur deux cales en bois, à biseau contrarié, ce qui permet un réglage précis de la hauteur de l'ensemble.
Une clé-pivot (croquis n°2) en bronze,de la même coulée que la crapaudine, est enchâssée et rigoueusement centrée à la base de la pièce en bois. Elle est renforcée par un cercle de fer, légèrement plus petit que la section de la pièce de bois.
Cette clé-pivot pointe sur une amorce de trou pratiquée sur la face de la crapaudine.


le pivot :

Cet axe métallique ou pivot se positionne dans la piéce en bois.
Le pivot, dit lou pibot, ayant en son sommet et dans l'ordre descendant:
   - Une demi-sphère, la cérise qui assure le centrage et l'équilibre de la meule tournante.
   - Le tronc de cône rectangulaire qui assure la rotation.
   - La partie cylindrique qui assure une rotation aisée et sans jeu, par appui sur les coussinets en bois encastrés dans l'importante pièce centrale de la meule dormante: le boitard.


Les meules


Les meules sont en pierre naturelle: silex, grès, granit, poudingue ..., d'une seule pièce (meule monolithe) ou de plusieurs quartiers cerclés de fer (meule composite). Une des deux faces est rigoureusement aplanie et creusée d'un rayonnage variant suivant les céréales.

Une paire de meules est composée de:

Une meule fixe dite dormante ou gisante, qui est posée face plane vers le haut, sur un solide bâti surélevé par rapport au plancher et bien câlée à l'horizontale.
Le centre de la meule, évidé à la fabrication, est garni d'une pièce en bois percée d'un trou calibrée et centré, pour permettre le passage et l'ajustage de l'arbre de commande.

Une meule dite tournante ou volante de taille et de conception identique est posée sur la première, face plane vers le bas.
Un trou central est aménagé mais reste vide pour permettre le passage de la commande du mécanisme, le babillard, qui distribue régulièrement le grain à moudre, tombant au même endroit, l'oeillard.
La tournante est également pourvue d'une pièce métallique l'annille dite andhile rendue solidaire de la pierre et soigneusement centrée. Au centre de l'annille est creusé un cône-rectangle avec une demi-sphère comme point de centrage.
C'est là que vient s'encastrer le sommet du pivot ou gros fer.
A souligner que la cérise supporte tout le poids de la meule tournante (1500kg environ) tandis que la forme rectangulaire en assure l'entraînement. Il ne faut pas perdre de vue que cet ensemble doit tourner entre 80 et 100 tours/mn et sans balourd. Pour une mouture de meilleure qualité entre 60 et 70 tours/mn.

L'ensemble des meules est enfermé dans un caissage en bois dit tonnelle ou archure, démontable et étanche, qui permet la récupération de la mouture dans le coffre dit tosse, par une ouverture pratiquée dans le bâti, l'anche. Sur la tonnelle est posée une civière qui supporte la trémie à grain dite trémbouilhe, munie de son secoueur, l'ésclop et de son babillard.


L'action de l'eau


L'eau arrive d'une retenue d'eau ou baniou, lac, étang ou rivière par un canal d'amenée. Et pour qu'il y ait énergie, une différence de niveau, une chute, est obligatoire.

Poids d'une colonne en mouvement = Production d'énergie


Disposé judicieusement en face de la sortie d'eau, dit coursier ou troumpét, fermée par une vanne, l'ensemble des systèmes décrits est parfaitement apte à transformer cette énergie en mouvement giratoire.

Lorsqu'on ouvre cette vanne, l'eau vient frapper avec force les pales du rouet.

Celles çi, sous cette poussée, finissent par reculer et ainsi prendre un mouvement rotatif, entraînant l'arbre moteur posé sur la crapaudine, le binôme tournante-annille posé sur la cérise et le cliquetis du sabot sur le babillard, régulant les grains tombant de la trémie.

Mouvement qui s'accélère puis se stabilise lorsque la poussée de l'eau égale la résistance de la meule au travail.

Ajoutons que cette poussée de l'eau est directement liée au débit de l'eau et à la chute.

Puissance = Force x Vitesse


Calcul Débit Puissance

cf. Les moulins de Jean Orsatelli page 33


MESURE DU DEBIT en litres par seconde

   - On calcule la section (section mouillée) du canal d'amenée en mètres carrés que l’on multiplie par la vitesse moyenne du cours d'eau en mètres par seconde.(Vitesse moyenne car les vitesses d'écoulement varient à cause des frottements suivant qu'elles se mesurent aux bords, au fond ou au centre du canal).

   - On utilise des débitmètres pour mesurer cette vitesse (tube de Venturi, anémomètre à moulinet).

   - Des fabricants de centrale fournissent des tableaux permettant de trouver le débit à partir de l’établissement d'un barrage à paroi mince dans le canal d'amenée.

PUISSANCE

   - On multiplie la hauteur de chute en mètres, par le débit en litres par seconde.

   - Le résultat est ensuite divisé par 75 pour trouver la puissance théorique en C.V.

   - II faut tenir compte des pertes dans les transmissions et le nombre obtenu est à diviser par deux.

   - On multipliera par 736 pour avoir une idée de la puissance que pourra débiter une génératrice.

Exemple : hauteur de chute: 1,20 m débit: 850 litres par seconde.

Puissance (théorique) 1,20 x 850 / 75 = 13,6

(pratique) 13,6 : 2 = 6,8

Puissance en watts : 6,8 x 736 = 5004 ou 5 kilowatts.

Guide des moulins
Fonctionnement
La roue horizontale L'arbre de rotation Les meules L'action de l'eau Calcul Débit Puissance
Glossaire gascon
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